Ezekiel 25:17

 

 

 

Rush Hour 3 Star Rating 0

 

 

Drôle de chose que ces élans de masochisme.

A un moment, on est bien, à étudier point par point le projet de réforme de Balladur, et l'instant d'après on est devant Rush Hour 3.

Pour expier.

A chaque vague blague raciste de Chris Tucker, on se caresse les tétons.

A chaque mouvement de sourcil de Jackie Chan, c'est l'extase.

Oh oui j'ai été vilain.

 

Rush Hour 3 ressemble à un spectacle de Michel Lebb filmé à la manière d'un épisode de Navarro.

Tout y est atroce, de la représentation honteuse des français, aux guests foireux (Roman Polanski doit se retourner dans sa tombe). Chris Tucker, dopé aux anabolisants bovins ne se contente même plus d'écarquiller les yeux avec la voix aigue et Jackie Chan baille en attendant la pause café. Chaque scène surpasse l'autre dans le dézinguage total d'une quelconque notion de cinéma, tout en pissant hautainement sur notre beau pays. N'y voir rien de chauvin là dedans, mais plutôt la prise de conscience d'un abrutissement total et irrémédiable de tout un pan beauf des spectateurs. Comment réussir à acclamer, comme les résultats du film au box office, un tel tas d'immondice, qui non content d'insulter l'intelligence du spectateur lambda, lui flatte en plus ses plus bas instincts ?

Le film est sale, bête et méchant, puant dans sa fabrication comme dans son application.

Il ne manque plus que le béret, la baguette et le camembert.