

Rogue L'Ultime Affrontement
Pur produit de vidéo club, Rogue l'ultime affrontement se retrouve pourtant en tête d'affiche de votre cinéma préféré, qui a pourtant déjà bazardé la palme d'or de ses rayons. Des coups de tatanes dans la tronche, ça change des avortements clandestins. Pourquoi Rogue se retrouve t'il sous les feux des projecteurs alors que ses congénères ne sont même pas dignes d'une sortie vidéo ? (merci au Steven Seagal du mois de chez Metropolitan)
Ce n'est pas à cause d'un scénario poussif, enchaînant des combats mollement exécutés, et à l'histoire neurasthénique et tellement originale de guerre de gangs, ni d'une réalisation paresseuse et de son montage chaotique. Encore moins de l'interprétation exemplaire de Jet et Jason, en plein concours de fronssage de sourcils. On peut aussi noter avec amusement l'incroyable prétention de l'ensemble (rebondissements grotesques à l'appui). C'est surtout la faute d'une actualité bien terne de salles laissées exsangues par ses blockbusters estivaux. On se débarrasse comme on peut. Mais on pourra aussi prendre un plaisir coupable devant un film qui s'efforce de montrer les crocs, pour un résultat badass, et quelques combats courts mais inventifs dans son final. Pour ce qui est de l'affrontement au sommet, ça dure 3 minutes et c'est illisible. Magie du Marketing, quand tu nous tiens... A voir exclusivement le samedi soir, avec un bon gros sachet de pop corn bien gras.
Ils vendent pas de bières au cinéma ?