

Captivity
Elle s'y préparait depuis 3 saisons et demi, en affinant son jeu d'actrice. Cette fois-ci, elle est prête, à l'affût du moindre regard, de la moindre position pour faire trembler le spectateur. Elle, c'est Kim Bauer, et tenez vous bien, elle se fait kidnapper. Mais cette fois-ci sur grand écran !
Point de terroristes arabes ici mais juste un psychopathe de pacotille reconnu dès sa première apparition. La première partie du film peut se regarder paresseusement, pour voir jusqu'où ils vont aller dans le mauvais goût écoeurant. Même les adeptes du gore risquent de s'ennuyer ferme ici, à cause du total ratage de l'affaire, de l'interprétation catastrophique (il faut voir Kim et son nounours ou réagir à chaque scène comme une idiote à baffer) à la réalisation faussement inspirée, et juste hideuse (vas y que je te mets des plans de traviole, des filtres dégeux à la Saw, et que je te déforme l'image comme dans les pires clips des années 80).
Et puis vient la deuxième partie. A partir de là, c'est un bonheur ultime. Rebondissements hilarants (les flics qui s'installent bières en main pour regarder un match chez le principal suspect), apparition de sous intrigues complètement incongrues (la relation fraternelle expédiée en trente secondes, le coup du film grotesque exposant le trauma, et tourné en deux versions différentes par un quidam qui devait juste passer par là), et histoire d'amour à la limite du supportable (Je viens d'exploser mon chien ? Ca me donne drôlement envie de besogner dans une chambre crade !), Captivity dépasse les cimes du nanar pour devenir fondamentalement jouissif, et formidable.
La dernière bobine, avec Kim en walkyrie guerrière qui comprend tout en 5 secondes alors qu'elle a passé tout le film l'air niais et la bave aux lèvres (le placard est resté ouvert !) finit d'achever le spectateur.
On se demande encore comment peut sortir dans un nombre de copies tout à fait acceptable de tels machins. Et Papa Jack qui n'est même pas là pour en dérouiller quelques uns !