Ezekiel 25:17

 

 

 

300

 

Imaginez des barbus en sandalettes et slips, tout poitrails dehors, qui beuglent à n’en plus finir combien ils sont forts, indestructibles, aaaaaaahouuuuuu !

Et que devant ce pitch incongru, nous autres spectateurs prenons un pied monstrueux, avec une intrigue plus subtile qu’il n’y paraît, et surtout la beauté et la violence des images. Parce que avec 300, le cinéma dépasse le simple stade de film, pour devenir un tableau vivant, un déluge, un enchantement pictural propre à ravir les plus blasés.

La meilleure démo technique devient la représentation la plus somptueuse de scènes de batailles, reléguant Peter Jackson au rang de simple faire valoir.

 

Le déchaînement épique présent dans 300 laisse pantois, explose les yeux et les oreilles (à un ralenti de trop près).

Toujours impressionnant, le film est une réelle claque visuelle, un spectacle grandiose, monstrueux, à voir absolument sur grand écran, porté par une partition musicale dantesque, amenant encore plus le film au rang d’œuvre guerrière, un péplum plein de bruit, de fureur et de sang (faut dire que ça charcle pas mal) à l’imagerie somptueuse.

Reste l’histoire, calquée sur celle du comics de Miller, qui en dehors des dérives nationalistes qu’on a pu entendre (merci la polémique des critiques pisses froids), tient étonnement bien la route, et se révèle passionnante, étonnante (pour le rôle de la femme dans un film macho au possible, voire carrément gay), et recèle toujours des petits détails qui vont donner le sel aux batailles du film, des énormes guerriers immortels aux charges des rhinocéros.

 

Le spectacle est colossal, immense, haletant, et on n’en demande pas plus.

Pas besoin d’une fresque auteuresque, ni d’une profonde réflexion sur le devenir de l’homme et sa propension à continuellement s’entretuer.

On est venu voir 300 guerriers qui se dressent devant des milliers, et c’est ce que l’on aura, car le film, imposant, n’y va franchement pas de main morte. Pour la subtilité, on repassera, mais pour le reste, c’est monumental.

La claque de ce premier trimestre cinématographique, et une date à retenir dans la maîtrise des effets spéciaux, à côté du T1000 de Terminator 2 et du T Rex de Jurassic Park.

Une réussite totale, et pour le spectateur une joie ineffable.