
Le Nombre 23
Amis de la
branlette pseudo intellectuelle, des performances façon Actor’s Studios
tellement forcées et constipées que ça en devient rigolard, des scénario
faussement révolutionnaires, labyrinthiques, au twist final tellement navrant
qu’il coule encore plus un film au ridicule achevé, le Nombre 23 est
fait pour vous !
Concocté par ce
tâcheron de Joel Schumacher, déjà fautif des merveilleux Batman 3 &
4, 8mm, Chute Libre entres autres bousasses (Phone Game
est juste un accident dans l’historique du bougre), ce Nombre 23 cultive les
incohérences et les fautes de goût à outrance, jusqu’à en devenir un nanar
même pas sympathique, car se prenant trop au sérieux.
Même si l’idée de
départ (un nombre
diabolique qui dirige
le monde et fait sombrer dans la folie ceux qui se penchent sur le problème)
était franchement enthousiasmante, et son entame suffisamment intrigante pour
le spectateur de base, le film se perd dans des élucubrations matheuses
ronflantes et grotesques, pour s’effondrer lamentablement en un whodunit
risible, là où
on aurait pu avoir un grand film sur la folie et ses déviances, riche en
symbolisme du nombre 23 (alors que c’est l’histoire du film, on a seulement
droit à une seule scène visuelle ridiculement courte où le nombre 23 est
partout, même sur le cul des pom pom girls), ou un récit labyrinthique
lynchéen.
Eh ben non,
c’était surestimer le « talent » tout particulier du sale bonhomme, qui salit
à l’envie des idées parfois bonnes. On a donc droit au final à un sempiternel
film sur la justice, aux révélations incongrues hilarantes (Topsy Kretts,
on en rigole encore), et surtout un twist final imbécile au possible, et
ruinant complètement les efforts du film pour paraître intéressant.
Un ratage sur
toute la ligne donc, à accorder au crédit du réalisateur décidément prolifique
Joel Schumacher, qui réussit à devenir au fil de ses œuvres une sorte de
Steven Seagal des réalisateurs (pour la lourdeur), à force de morales
putassières et de filtres gay.
Vivement qu’il soit
reconnu après son vivant.